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Profession politique : “Une élection imperdable” (C. Bartolone, entretiens avec Gérard Leclerc)

logo_ppol_150.gifDeux mois après la défaite de Ségolène Royal, les caciques socialistes tirent le bilan de la campagne. Même si rien n’a bougé en apparence – François Hollande est resté premier secrétaire, Jean-Marc Ayrault a été reconduit à la tête du groupe socialiste à l’Assemblée nationale -, les langues se délient.

Dans Une élection imperdable, Claude Bartolone, principal lieutenant de Laurent Fabius, se demande comment la gauche a pu perdre alors qu’elle avait tout pour gagner : des années de chiraquisme, un Président et un Premier ministre impopulaires, une candidate charismatique donnée gagnante jusqu’en… janvier 2007.

Que s’est-il donc passé ? Claude Bartolone, officiellement chargé des relations avec la presse durant la campagne présidentielle, évite la langue de bois et laisse parler sa déception et sa colère. Le député de Seine-Saint-Denis décortique la machine à perdre a posteriori… Sans surprise, Ségolène Royal n’est pas ménagée. Comment s’est-elle retrouvée investie ? « La vétusté du parti, un Fabius qui ne décollait pas dans les sondages et à qui une fraction du PS voulait faire payer son  » non  » à la Constitution européenne, un Strauss-Kahn qui avait eu du mal à s’imposer un travail de bénédictin pour devenir un homme d’État crédible, un Jospin qui a fait son retour trop tardivement, un Hollande trop affaibli pour prétendre à quoi que ce soit… »

Pour toutes ces raisons, la candidature Royal se serait imposée, avec l’appui du premier secrétaire qui l’aurait laissée s’échapper dès l’été 2005 pour bloquer DSK et Fabius… La suite est racontée par le menu : les gaffes, une organisation sympathique mais pas très « pro », les egos bousculés, les divisions, l’improvisation permanente, les tensions entre le parti et le QG…

2007, l’occasion manquée ? « Les deux moteurs dont nous disposions pour cette élection, le traumatisme du 21 avril et la sarkophobie, n’existeront plus dans cinq ans », prévient Claude Bartolone.

168 pages, 14,95 euros.