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“Les historiens auront à analyser le mystère Jacques Chirac”

logo-obs.gifAP | 15.05.2007 | 21:28. Le député socialiste Claude Bartolone a rendu « hommage » mardi soir à Jacques Chirac, « quelqu’un qui a été partie prenante de l’histoire de France » tout en jugeant qu’au vu de son parcours les socialistes ont « bien fait d’être parmi ses opposants ».

Les historiens auront « à analyser le mystère Jacques Chirac », a-t-il estimé sur France-Info. « Nous avons eu des Chirac », a noté Claude Bartolone. « Le Jacques Chirac, qui certainement aimait le peuple français, son pays. Nous avons eu le Jacques Chirac ‘du bruit et des odeurs’, au moment où il était en périphérie de la droite la plus dure ».

Et de citer aussi « le Jacques Chirac de la rupture sociale, même si cela est resté au niveau des mots beaucoup plus qu’au niveau de la réalité ». « Nous avons eu le Jacques Chirac du rassemblement, au moment du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 », a-t-il ajouté.

« L’histoire aura à juger de ces différents Jacques Chirac, mais lorsque je vois l’ensemble de son parcours, je pense qu’avec les socialistes nous avons bien fait d’être parmi ses opposants », a conclu le député.

« Il y a trois moments où, je reconnais qu’il m’a bluffé », a concédé Claude Bartolone. « Je reconnais qu’il a eu du courage, à la fois pour dire ‘non’ à la guerre en Irak et s’opposer à l’administration Bush ». Enfin, a-t-il ajouté, le président de la République a su « tenir au nom du peuple français les mots qu’il fallait pour célébrer le moment terrible de la vie de notre peuple ‘le Vel d’hiv' ».

« Malgré le ‘bruit et les odeurs’, il a su résister aux accords avec l’extrême droite, ce qui n’était pas forcément facile compte tenu de la pratique que pouvait envisager un certain nombre de ses amis électoraux », a souligné le député socialiste.

« Je lui rends hommage parce que c’est quelqu’un qui a été partie prenante de l’histoire de France. Je crois que c’est aussi dans la continuité républicaine de saluer celui qui s’en va », a conclu Claude Bartolone. AP