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Orange.fr : 3 questions à Claude Bartolone

logoorange.gifL’heure est déjà aux leçons de la défaite dans le camp socialiste. Claude Bartolone tente donc d’analyser les erreurs du PS. Le député socialiste vise avant tout les élections législatives.

Orange: Quelle est la leçon à tirer après la défaite de Ségolène Royal?
J’ai d’abord une pensée émue pour tous les militants qui se sont rassemblés et qui ont fait une campagne remarquable. Ils ont certainement l’impression ce soir d’avoir perdu une élection « imperdable ». On peut prendre des leçons sur ce qui s’est passé à droite. Depuis des années, au PS, l’idéologie est presque devenue un gros mot alors qu’à droite Nicolas Sarkozy a construit une machine de pouvoir et assumé un projet politique libéral qui n’a jamais été aussi à droite. Les socialistes doivent préparer les prochaines échéances en se retrouvant dans une organisation politique porteuse d’un projet qui permet de rassembler la gauche.

Orange: Partagez-vous le jugement sévère que porte Dominique Strauss-Kahn à l’égard du fonctionnement du PS depuis cinq ans?
Je le partage dans la mesure où peut-être que trop de responsables ont cru qu’il suffisait de gagner les cantonales et régionales pour pouvoir être élu président de la République. J’ai le sentiment qu’au niveau de la direction du PS, on s’est dit, notamment au lendemain des élections espagnoles, il suffit d’être désigné et le reste suivra! Aujourd’hui, ils peuvent constater que, malheureusement, l’alternance n’a pas joué. Trop longtemps, nous nous sommes joués les uns contre les autres. Nous avons un modèle libéral qui risque d’être dur pour ceux qui ont besoin d’un Etat protecteur. J’espère qu’il ne sera installé que pour cinq ans.

Orange: Bernard Kouchner appelle à un programme commun avec le centre. Selon lui, il faut changer le logiciel de la gauche. Votre avis?
Le centre, moi, je ne l’ai jamais rencontré! Rien n’est pire que ce genre de formules creuses. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un projet porteur. Avant de parler de rassemblement de pacotille, il faut que le PS soit capable de définir sa vision en terme d’alternative à la mondialisation, son projet européen, ses propositions pour une meilleure répartition des richesses. Après, nous verrons avec quelle force politique nous avons des points communs. La priorité est donc le rassemblement pour équilibrer les pouvoirs à l’Assemblée nationale. Rien ne serait pire qu’une assemblée bleu horizon. Propos recueillis par Chloé Juhel.

Par : Chloé Juhel