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L’Indépendant : “Prades : la crise du logement social s’invite dans la campagne”

logo_ind.gifClaude Bartolone était en visite hier mercredi dans la ville pour faire le point avec les élus et les associations sur un sujet préoccupant entre tous: le logement. Pour ce déplacement ministériel (Claude Bartolone fut ministre de la Ville, sous le gouvernement Jospin), Christian Bourquin et des représentants du conseil régional étaient également présents.

prades.jpgA Prades 520 logements vacants et insalubres
Jean-François Denis, en recevant les élus avec une partie de son conseil municipal au cours d’une table ronde, rappelait qu’en ville il y avait 520 logements vacants et insalubres. « Je ne pense pas qu’il soit extravagant de demander des financements pour réhabiliter 200logements, expliquait le maire. Malheureusement on nous a octroyé des financements pour seulement 78 logements sur trois ans. C’est peu, mais soyez certains que nous allons batailler pour continuer à porter ces dossiers ». Car c’est bien là que le bât blesse: les financements viennent à manquer. Les contrats de projets Etat région existent bien, mais le littoral et le Vallespir semblent prioritaires, alors que le piedmont est oublié. « J’ai même demandé à Jean-Paul Alduy qui est président de l’ANRU de financer pour la ville 2 ou 3 appartements sur ces fonds, je suis navré de constater un refus ».

Exciter la filière
Le ministre a tout d’abord tenu à préciser qu’il préférait parler de « logements à loyers modérés » plutôt que de « logements sociaux », terme qui pouvait faire peur. « Nous traversons la pire crise du logement depuis la fin de la guerre, rappelait-il. Dès le lendemain de la victoire de Ségolène Royal, nous devrons donner des signes forts, car il faut que l’on puisse voir des améliorations pour ce secteur dans les 5 ans. Il faudra faire vite, car l’on sait tous que pour le logement et la construction les délais sont longs ». L’idée est « d’exciter toute la filière » une filière dans laquelle l’innovation a toute sa place. « Tout doit être fait dans le secteur public ou le secteur privé, continuait Claude Bartolone, autant dans les zones rurales ou urbaines. Il n’est plus acceptable non plus que les associations qui assurent un véritable service public dans le domaine du logement et de la réinsertion ne soient pas financées, et qu’elles doivent attendre des budgets annualisés sans même savoir si elles les obtiendront ». Les associations présentes (Mosaïque, Sésame, Couleur familles) ont été totalement d’accord avec ces propos.

Projet social
Claude Cansouline éleva le débat en assurant que les logements sociaux ne sont qu’une partie du projet à mettre en place.
« Si être de gauche c’est simplement donner un toit, pour moi cela ne suffira pas. Si nous retournons aux affaires, il va falloir impulser un véritable projet social et changer de braquet avec écoles, équipements sportifs, centre de prévention, autant de moyens d’accompagnement indispensables ».

Maîtriser le foncier
Les acteurs du logement social sont d’accord sur un point: pour eux le prix du foncier est devenu un réel frein à l’implantation de logements. Christian Bourquin indiquait qu’à la région, avec ses collègues il travaillait sur un office foncier dans lequel l’Etat participerait financièrement. « Il nous faudra 5 ans au moins pour que l’on commence à voir les résultats, mais Claude je ne doute pas que tu nous aideras quand tu seras appelé aux plus hautes fonctions de l’Etat ».. Sourire de Claude Bartolone qui avouait qu’il n’était pas candidat au ministère du Logement et que de toute manière le poste qui le faisait rêver était plutôt celui de ministère de l’Intérieur.

Denis Dupont