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L’État impartial ?

image_28043035_192_144.jpgVoilà maintenant quelques semaines que la polémique enfle : est-il sain pour notre démocratie et est-il acceptable d’un point de vue éthique qu’un candidat à l’élection présidentielle soit également ministre de l’Intérieur ?

Finalement, pourquoi pas ? Ça ne choque apparemment pas Nicolas Sarkozy et ses amis qui nous rappellent qu’en 2002, Lionel Jospin était Premier ministre et l’est resté jusqu’au bout – j’avais moi-même quelques réserves à l’époque, mais c’est un autre sujet…

Dans ce cas précis, je crois que l’argument n’a pas de sens.

Primo, en 2002, certes Jospin était chef du gouvernement, mais rappelons quand même que Chirac était président de la République. Cette cohabitation avait au moins le mérite d’assurer un certain équilibre et de garantir le non dépassement de la ligne blanche pour l’un comme pour l’autre des deux candidats.

Secundo, le Ministre de l’Intérieur est le ministre chargé de l’organisation des élections. On ne peut être organisateur et compétiteur à la fois.

Tertio, Sarkozy est unanimement reconnu comme le champion de l’utilisation des moyens de l’État pour mener sa campagne électorale. Déjà à l’époque de son retour Place Beauvau, il nous disait que cette fonction lui permettrait de se protéger contre les attaques portées à sa candidature.

Depuis, de Bruno Rebelle, le conseiller environnement de Ségolène Royal, en passant par le voisinage de son QG de campagne, le candidat de l’UMP nous donne un bel aperçu de sa vision de l’État : listes noires, notes blanches et fiches en tout genre.

Ceci doit s’arrêter. Sarkozy ne met pas en cause que sa personne ; c’est toute la politique qu’il salit par des méthodes d’un autre temps.