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Bonne année !

cb.JPGEt oui, j’ai moi aussi décidé d’apporter ma petite contribution à l’avalanche des vœux en ce début d’année ! Je veux donc souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous une heureuse année 2007. Pleine de bonheur, de succès dans toutes vos initiatives, et de douceur dans votre vie et dans celle de vos proches.

À année particulière, vœux un peu particuliers. 2007 ne sera pas l’année des souhaits, mais des choix. Les Français ne la subiront pas, mais en décideront les grandes orientations au travers des échéances électorales qui arrivent.

À quoi ressemblera donc 2007 ? À l’année des grandes désillusions avec la victoire de la droite de Sarkozy, encore plus violente que celle dont nous subissons la politique depuis cinq ans ? À la victoire de la gauche rassemblée et ayant tiré les leçons des précédents échecs pour mener une politique de changement radical ? Qui sait ?

Mais l’avantage, c’est que nous ne sommes pas au bonneteau mais en démocratie. À ce titre, 2007 aura le visage que nous lui dessinerons.

En mai, nous choisirons ou non de donner à la France une Présidente de la République socialiste, Ségolène Royal. En juin, nous choisirons ou non de lui apporter une majorité parlementaire et un gouvernement de gauche.

Le débat démocratique dont nous avons été privés en 2002, ne passons pas à côté ce coup-ci. Débattons avec la droite, opposons nos deux visions de la société, appelons Sarkozy à rendre des comptes sur son bilan des dernières années. Cinq années qui n’auront eu qu’un mérite : démontrer que la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose. Avantages fiscaux aux ménages aisés, pouvoir d’achat en berne pour les plus modestes, logement trop rare et trop cher, école publique sacrifiée, services publics laminés, effectifs de police réservés aux quartiers favorisés…

L’action menée ces dernières semaines par les Enfants de Don Quichotte met particulièrement en évidence les contradictions de la droite. Le gouvernement sort soudain de son chapeau le « droit opposable au logement »… auquel il s’était opposé en avril 2006 lorsque les Socialistes l’avaient proposé à l’Assemblée nationale ! Paroxysme de la schizophrénie politique. Que Sarkozy assume ses choix.

2007, c’est d’abord l’espoir que tout cela s’arrête et qu’autre chose commence. Cet espoir est palpable au vu de la vague d’inscriptions sur les listes électorales que nous avons constatée à la fin de l’année dernière. Ne le décevons pas.

Alors que le Front national est en embuscade et que Sarkozy fait peur à la République et au système social français, je crois que seule la gauche rassemblée sera en mesure de démontrer que le changement n’est pas une punition infligée aux plus faibles, mais le cap que se fixent les Socialistes pour aller vers plus de protection, plus de solidarité, plus de progrès.

Pour ma part, je crois que nous devons envoyer des signaux très clairs dès le lendemain de la victoire de la Gauche. Si nous ne sommes pas capable de rendre à chacun l’espoir d’avoir un emploi stable, d’être décemment logé et de pouvoir mettre ses enfants dans une bonne école, alors à quoi servons-nous ? Voilà pour l’immédiat.

Pour l’avenir, il sera de la responsabilité de la Gauche de s’engager pour une relance de la construction européenne tournée davantage vers les citoyens que vers les taux d’intérêt, et de relever le défi d’une social-écologie active.

Pas de souhaits pour 2007 ; seulement des grands choix. Voilà une occasion de mettre la droite dehors pour cinq ans et de construire autre chose. On ne va quand même pas se gêner !