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Dérapage

raff.JPG« Le PS est divisé entre jeunes gauchos, faux libéraux et archéos. » (Paris, janvier 2003). « Les Socialistes préfèrent leur parti à leur patrie » (Asnières, 10 juin 2003). « La France n’est encore, dans son chemin du paradis, qu’au purgatoire, puisqu’il reste des Socialistes. » (Strasbourg, 1er juillet 2003).
S’il est question, comme on peut le penser, d’une triple agression contre le Parti socialiste, baignée dans un excès de confiance, et inscrite dans une stratégie de discrédit de l’opposition, c’est grave.
La fonction de Premier ministre requiert une réserve, un contrôle de soi qui, certes, autorise la boutade, mais est assujettie à une règle d’or : le respect de l’opposition, ultime garant de la démocratie.
S’il s’agit, tel qu’il s’en défend, d’un triple dérapage dont Jean-Pierre Raffarin n’a même pas conscience de la portée…c’est pire ! La simple idée que le Premier ministre de la France puisse s’étonner de l’émotion causée par de tels propos, a quelque chose d’effrayant.
Si bien qu’au-delà des divergences de fond qui rythment notre opposition depuis un an, on peut véritablement se poser la question de savoir si Jean-Pierre Raffarin est apte à exercer cette haute fonction d’Etat. Une fonction où les mots ont un sens, où les symboles ont une portée, où les adversaires ont une dignité.
L’Hebdo des Socialistes